Office de Tourisme

Les rendez-vous incontounables


SOUS LES PINS



Photos : H Rigal

Pour un landais c’est «la forêt de pins» et pour les autres c’est  «la forêt des Landes». Elle est une maison, un « chez soi » tellement elle est accueillante, chaleureuse, nourricière et ressourçante.

Mais gare !!  On est souvent à la croisée des chemins. On s’y croit seul !! Mais on se fait souvent surprendre. Il y a toujours les oiseaux, les écureuils, peut-être un chevreuil, un promeneur, pourquoi pas même un pèlerin…et des bruissements dans les grandes fougères. Mais pour observer la nature sauvage plus qu’une fraction de seconde, comme le dit notre garde nature soustonnais sur notre blog Landestyle du littoral landais :

« Traverser des espaces entourés d’arbres avec ses compagnons de balade, avec les enfants…. c’est forcément naturel, mais on ne se rend pas compte qu’il y a aussi une réelle richesse faunistique. On peut facilement passer à côté. Le silence et un peu d'observation amènent souvent de belles surprises... J'ai la chance, dans ces paysages magnifiques, de croiser les animaux. Le tout est d’être discret. »



Photos : H Rigal
 
Alors à pied ou à vélo – en location aux quatre coins de la ville - rien de plus facile. Il est troublant comme la moindre balade mène hors du temps. On ne sait plus tout à coup quelle heure il est tant la lumière est intemporelle. Mais que ça fait du bien de se perdre ainsi ! Une véritable Odyssée…..sur une Vélodyssée !

Parcelles de petits pins bien alignés, hectares de grands pins majestueux, bosquets de chênes centenaires, landes de bruyères et de bois séchés sous le « cagnard » : le paysage est loin d’être aussi monotone qu’on le dit quelques fois.

Car on longe aussi des petits rus nichés au fond de vallons encaissés qui sont loin d’être des grands canyons. Il faut pourtant bien souvent un temps de réflexion quant à la traversée de ponts faits de tronc d’arbre dont on ne peut plus savoir l’âge depuis belle lurette ! Puis quand ça monte, ça descend beaucoup aussi.

D’un coup, les sens développés sont attentifs aux couleurs changeantes, à la musique des feuilles et aux bruits furtifs, aux textures rugueuses et fragiles des pins cinquantenaires qui protègent le randonneur sous leurs ombrelles.

Alors on s’arrête, dans le sable la plupart du temps, comme au bord des vagues, pour ne pas mouiller les chaussures quand on n’avait pas prévu de faire escale. Il n’y a pas qu’au bord de l’océan qu’on peut respirer un bon bol d’air ! Car à ce moment là, on a l’envie irrépressible de remplir les poumons des arômes puissants de la lente transformation des choses. C’est le secret qui développe le goût des fleurs (si ! si !) ou des fruits sauvages. Attention ! les petites mûres ne se laisseront pas attraper si facilement et après quelques « tiacs » vous n’aurez que du jus violet indélébile si vous ne savez pas y faire. Mais c’est une si bonne cure de vitamines ! Ou alors il faudra patienter pour les arbouses, rouges, certes, mais  moins sucrées car muries à l’automne !

Là aussi, la bruyère, les feuilles de chênes et les aiguilles de pin finissent en tapis moussu et odorant pour accueillir ces fameux « ceths de brucs » ou grands cèpes, aux chapeaux comme des bérets. Certains en ramasseraient des kilos ?! ….ça, ce sont les promeneurs qui viennent de Marseille ! Chaque soir, un court instant, quand les rayons du soleil viennent se coucher entre les arbres et allongent leurs ombres à l’infini, la forêt s’enveloppe d’un chaud manteau orangé et pourpre qui l’endormira pour la nuit.

Au Printemps, elle n’aura plus qu’un voile rose qui la gardera à la belle étoile.

C’est qu’elle sait séduire….


Photo : C Miremont
Photo : JL Paleix

Pourtant, longtemps indompté, imprégné de légendes noires de terres perdues, ce paysage a été façonné par l’homme au 19ème siècle. Finis les marécages et les bergers aux immenses troupeaux ! La forêt rend bien à l’homme ce qu’il lui a donné depuis. Il a découvert de nouveaux métiers à exercer comme la sylviculture et la récolte de la résine ou du liège par exemple. Regardez les bouchons de vos bons vins et certaines signatures ne trompent pas sur leur origine. Tout d’un coup « l’arbre d’or » a transformé la vie dans les Landes.

Aujourd’hui encore, la sylviculture est un métier omniprésent et permet l’entretien et le renouvellement des plantations. Natura 2000 les protège, les pompiers aussi.

Si vous êtes curieux, vous apprendrez tout cela de la bouche de nos passionnés, lors des matinées gratuites autour du Tourisme en Espace Rural en juillet et août.

Et après tout cela, vous êtes fatigué ? à plat ? une petite rustine ou une pompe adaptée fera le plus grand bien à votre deux roues à notre accueil vélo.